Les projecteurs s’allument ce dimanche soir au Maroc pour le coup d’envoi de la 35e édition de la Coupe d’Afrique des nations, un rendez-vous attendu qui promet un mois de passion, de ferveur populaire et de spectacle sur les pelouses. Vingt- quatre nations, des millions de supporters et un seul objectif : soulever le trophée continental au terme d’une compétition qui s’annonce aussi dense qu’indécise. Pays hôte ambitieux, le Maroc, qui organise cette compétition majeure pour la deuxième fois après 1988, jouera le premier match face au Comores, au Stade Moulay Abdellah de Rabat. Au-delà de l’aspect sportif, le Royaume chérifien entend marquer les esprits par une organisation moderne et une atmosphère digne des plus grands événements mondiaux, avant la Coupe du monde 2030, qu’il co-organisera avec l’Espagne et le Portugal. Des stades de Rabat à Marrakech, de Tanger à Agadir, en passant par Casablanca et Fès, la CAN 2025 se veut une vitrine du football africain. Sur le terrain, les favoris habituels, Sénégal, Nigeria, Égypte, Algérie, devront composer avec une concurrence toujours plus relevée. L’Afrique du football avance vite, portée par une nouvelle génération de talents qui brillent aussi bien aux quatre coins de la planète. Chaque match de poule pourrait déjà ressembler à une finale. Mais au-delà des ambitions et des calculs, la CAN reste avant tout une fête populaire, faite de chants, de couleurs et d’émotions brutes. Pendant quatre semaines, le ballon rond redeviendra le langage commun de tout un continent.
Championne d’Afrique en titre, la Côte d’Ivoire arrive au Maroc avec une cible dans le dos. Sacrés lors de la dernière édition au terme d’un parcours héroïque, les Éléphants savent que conserver une couronne africaine est souvent plus difficile que la conquérir. Portée par un mélange d’expérience et de jeunesse, les hommes d’Emerse Faé affichent une ambition claire : confirmer leur statut. Logée dans le groupe F en compagnie du Cameroun, du Gabon et la Mozambique, la Côte d’Ivoire avec son collectif solide, sa puissance athlétique et sa capacité à renverser les situations fait toujours peur à ses adversaires. Mais l’histoire de la CAN est cruelle avec les tenants du titre : chaque match sera un test, chaque minute une remise en question. Après quelques jours de préparation à Marbella, en Espagne, Franck Kessié et ses coéquipiers ont atterri vendredi soir à Marrakech, où ils seront basés pendant la phase de groupes. Une chose est sûre : la Côte d’Ivoire reste l’équipe à battre.
Les chiffres clés de la compétition
.24 pays en lice
.6 groupes de 4 sélections
.52 matchs
.9 stades
.6 villes
.3800 accréditations de médias
