Michel Houellebecq revient avec un livre sur les polémiques de ces derniers mois

Michel Houellebecq revient avec un livre sur les polémiques de ces derniers mois

Par XYyjQkQ2mA20 mai 20233 min de lecture

Michel Houellebecq, grand auteur français, publie « Quelques mois de ma vie », un récit des événements qui l'ont intéressé ces derniers temps, du clash avec le recteur de la mosquée de Paris aux vidéos hardcore tournées aux Pays-Bas.

« Je croyais encore à l'amour ». Parole de Michel Houellebecq, écrivain français parmi les plus lus et appréciés au monde, toujours au centre des polémiques et des débats. Il est sur le point de sortir, à partir du 26 mai en France « Quelques mois de ma vie ». La maison d'édition dirigée par Elisabetta Sgarbi publie le dernier ouvrage de l'auteur français de la série Oceani avec la traduction de Milena Zemira Ciccimarra. Après la polémique cet hiver sur les propos polémiques sur les Français musulmans dans le magazine Front Populaire et l'affaire des vidéos érotiques en Hollande, l'écrivain à succès est de retour en librairie avec son éditeur historique, Flammarion. Dans le volume de 120 pages, l'auteur répond sur la dispute avec le recteur de la Grande Mosquée de Paris pour les déclarations sur les musulmans, mais aussi sur l'affaire avec la justice hollandaise suite aux vidéos érotiques tournées à son insu à Paris et Amsterdam. Sur quoi il commente : « Ce que j'avoue, surtout en ce qui me concerne, c'est ma grande bêtise ».

Dans ces pages, on peut dire de Houellebecq qu'il raconte à Houellebecq : les accusations de racisme et d'islamophobie, les menaces, les tromperies et les batailles judiciaires, son rapport au cinéma et à la pornographie. En effet, l'auteur des Particules élémentaires raconte : « On ne peut pas dire que la lecture et l'écriture fassent véritablement partie de la vie, elles lui offrent plutôt une alternative. La sexualité a été la plus grande joie de ma vieet, étonnamment, le plus durable après tout. Je n'avais jamais vraiment pu les suivre, pour les raisons que j'ai mentionnées. Je n'avais pas l'intention de laisser cette trace, sauf peut-être à titre posthume, au cas où je parviendrais à capter un moment qui exerçait une fascination particulière, et à condition que la femme avec qui j'ai partagé ce moment y soit également sensible. C'était atroce pour moi de penser que la seule trace qui resterait de ma vie sexuelle, la partie la plus vive de ma vie, serait un coït médiocre... Je méritais mieux ; tout le monde mérite mieux ».

Interviewé par Le Figaro, Houellebecq parle de ces films réalisés par un artiste hollandais autoproclamé : « On aurait pu ajouter en sous-titre Comment peut-on être si con ». Quant à la polémique suite aux déclarations sur les musulmans, il ajoute : "C'est de ma faute. J'aurais dû mieux relire l'interview. Car je suis convaincu depuis longtemps que le problème n'est pas l'islam, mais la délinquance ». Houellebecq parle aussi d'immigration. Interrogé par le Figaro si les flux vers l'Europe étaient inévitables, il répond : « Non, rien n'est inévitable. Il n'est pas radicalement impossible que l'Afrique se développe, ni qu'elle connaisse la fameuse « transition démographique ». Et dans le cas où malheureusement cela ne se produirait pas, les murs servent encore à quelque chose ». Quant au président Emmanuel Macron, « je ne comprends pas tout à fait cet homme. J'aimerais comprendre, mais quelque chose m'échappe. D'où l'éloge de l'ancien président Nicolas Sarkozy, condamné hier par la cour d'appel de Paris dans le procès des écoutes téléphoniques. « Sarkozy, affirme Houellebecq, je le comprends bien. J'aime tout chez Sarkozy, même quand il envoie des textos et qu'il est à table avec la reine d'Angleterre... ».

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