L'acteur, réalisateur et écrivain populaire, dont les crédits de réalisation incluent La Belle Epoque, OSS 177 : From Africa With Love et Mr & Mme Adelman, était jugé à Paris en relation avec trois incidents distincts survenus entre 2018 et 2023. L'acteur, qui n'a pas assisté à l'audience, a été blanchi d'une troisième accusation de harcèlement sexuel remontant à 2018. « C'est une condamnation lourde, en tout cas, au-delà des réquisitions qui avaient été formulées par le ministère public. Le parquet avait réclamé une peine d'un an de prison avec sursis à l'encontre de Nicolas Bedos et c'est finalement une peine d'un an de prison dont six mois avec un sursis probatoire de deux ans », a déclaré Vincent Vantighem, grand reporter police-justice BFMTV sur la chaîne. Il reste à voir si Bedos fera de la prison. Le tribunal correctionnel a aussi prononcé une obligation de soins addictologiques et psychologiques, une interdiction d’entrer en contact avec les deux victimes, et demandé l’inscription de l’acteur au fichier judiciaire des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes. Il a par ailleurs ordonné que la partie ferme de la peine à laquelle il a été condamné soit effectuée à domicile, sous surveillance électronique. Sur l’ensemble de ces dispositions, le tribunal a ordonné l’exécution provisoire, c’est-à-dire applicable immédiatement.
Pour les peines inférieures à deux ans en France, c'est souvent un autre juge qui décide quelle partie de la peine doit être purgée en prison, ou si d'autres mesures comme l'assignation à résidence peuvent être appliquées. La première plainte a été déposée en juin 2023 par une femme de 25 ans, qui accusait Bedos de l'avoir abordée dans un club et de lui avoir posé la main sur l'entrejambe. Dans une deuxième plainte, une serveuse du même lieu a accusé Bedos de l'avoir embrassée dans le cou alors qu'il était ivre en mai 2023. Dans une troisième plainte, qualifiée de harcèlement sexuel, une femme a accusé Bedos de l'avoir suivie aux toilettes lors d'une fête chez un ami commun en 2018, puis de lui avoir craché dessus après qu'elle ait refusé ses avances.
Bedos a déclaré lors de l'audience en septembre qu'il n'avait aucun souvenir de l'incident de juin 2023. Niant avec véhémence être un prédateur sexuel, l'acteur et réalisateur a déclaré que son comportement était dû à une consommation excessive d'alcool et qu'il suivait un traitement pour faire face à ce problème sur une base volontaire. La nouvelle de la présentation des trois accusations devant le tribunal a encouragé d'autres femmes à se manifester en 2023 avec des allégations contre Bedos, remontant aux années 1990. Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire sur ces nouvelles accusations. Elle a ensuite été classée sans suite en raison de la prescription française, qui accorde aux victimes majeures entre six et vingt ans pour signaler les violences sexuelles, en fonction de la gravité du délit.
