Sept personnes jugées à Paris pour menaces et insultes en ligne contre Thomas Jolly, directeur des cérémonies des Jeux olympiques de Paris

Sept personnes jugées à Paris pour menaces et insultes en ligne contre Thomas Jolly, directeur des cérémonies des Jeux olympiques de Paris

Par XYyjQkQ2mA05 mars 20253 min de lecture

Sept personnes comparaissent mercredi à Paris, accusées d'avoir proféré des menaces de mort et de cyberintimidation à l'encontre du réalisateur Thomas Jolly à la suite de sa controversée cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Paris 2024 en juillet dernier.

Six hommes, âgés de 22 à 79 ans, et une femme de 57 ans sont convoqués devant un tribunal pour « menaces de mort répétées, cyberintimidation et injures aggravées en raison de l'orientation sexuelle et de l'appartenance religieuse réelle ou supposée ». Plusieurs insultes ont été signalées à l'époque comme étant de nature antisémite. Jolly n'est pas juif. Les accusés risquent des peines de prison maximales de sept ans et des amendes pouvant aller jusqu'à 75 000 €, s'ils sont reconnus coupables. L'audience devant le tribunal correctionnel de Paris intervient sept mois et demi après que la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques du 26 juillet sur la Seine, organisée par le metteur en scène de théâtre Thomas Jolly, a suscité la fureur dans certains milieux pour son approche moderne et inclusive de l'histoire et de la culture françaises. Jolly a déposé une plainte auprès de la police le 31 juillet, affirmant avoir été la cible de menaces de mort, d'insultes et de diffamation.

Il a été particulièrement critiqué pour une scène controversée intitulée « festivité » mettant en scène des drag queens assis autour d'une table. On a spéculé que la scène était inspirée par le tableau emblématique de Léonard de Vinci, La Cène, représentant le dernier repas de Jésus avec les 12 apôtres, ce qui a suscité des affirmations selon lesquelles le tableau était une insulte à la foi chrétienne. Le candidat à la présidence américaine, Donald Trump, a même qualifié la cérémonie d’ouverture de « honte ». Jolly a expliqué que la scène était inspirée de la mythologie grecque plutôt que de La Cène, mais cela n'a pas suffi à apaiser les attaques du public et les menaces et insultes sur les réseaux sociaux. La DJ et militante lesbienne Barbara Butch, qui a participé au tableau des drag queens, a également déposé une plainte à la police. Elle a déclaré avoir été victime d’une campagne de cyberharcèlement comprenant des menaces de mort, de torture et de viol ainsi que des insultes antisémites, homophobes, sexistes et grossophobes.

Jolly avait suggéré au moment de sa plainte que de nombreux messages semblaient provenir de personnes basées hors de France, cependant, les sept personnes qui doivent être jugées mercredi sont originaires des départements français des Alpes-Maritimes et de l'Hérault. Les accusés ont été arrêtés à l'issue d'une enquête menée par l'Office central de lutte contre les crimes contre l'humanité et les crimes de haine (OCLCH). Les médias français ont rapporté à la fin de l'année dernière que trois autres hommes devaient être jugés le 25 septembre 2005, en lien avec la plainte déposée contre Barbara Butch pour des messages postés sur Instagram entre le 26 et le 30 juillet.

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