Abidjan s’apprête à écrire une nouvelle page de son histoire sportive. Le 14 mars 2026, la ville accueillera la finale de la Super Coupe de la Ligue féminine française, une première pour une compétition de clubs féminins français organisée sur le continent africain. Le prestigieux Stade Félix Houphouët‑Boigny, situé au cœur du quartier du Plateau, sera le théâtre de cette rencontre qui opposera deux géants du football féminin européen : Olympique Lyonnais Féminin, multiple champion d’Europe, et Paris Saint‑Germain Féminines, rival historique et prétendant régulier aux titres nationaux. Pour les organisateurs, ce choix illustre la volonté d’ouvrir davantage les compétitions féminines à l’international et de renforcer les liens entre la France et l’Afrique dans le domaine sportif. Abidjan, qui s’est récemment distinguée par l’organisation réussie de grands événements footballistiques, a été choisie pour la qualité de ses infrastructures et l’engouement du public ivoirien pour le ballon rond.
Dans la capitale économique ivoirienne, l’annonce de cette finale suscite déjà un enthousiasme palpable. Les supporters se préparent à vivre une grande fête du football féminin, tandis que les autorités locales espèrent que l’événement contribuera à promouvoir la pratique du sport chez les jeunes filles à travers le pays.
En prélude à cette finale de la Super Coupe de la Ligue féminine de football, une délégation française a séjourné à Abidjan fin février. Cette mission s’inscrivait dans le renforcement de la coopération sportive entre la Côte d’Ivoire et la France. Conduite par Paul Hervé Douillard, Julien Legrand, Nicolas Dujardin et Frédéric Doue, la délégation a entamé une série de visites d’inspection d’infrastructures sportives majeures, en collaboration étroite avec le comité d’organisation ivoirien. Le succès organisationnel de la Coupe d’Afrique des Nations 2023 a renforcé la crédibilité de la Côte d’Ivoire sur la scène sportive internationale. L’accueil potentiel de la Super Coupe de la LFFP 2026 s’inscrit dans cette dynamique, confirmant la volonté du pays de devenir un hub régional et continental du sport féminin.
Au-delà du résultat sportif, cette finale promet surtout d’être un symbole : celui d’un football féminin de plus en plus global et capable de rassembler les passionnés bien au-delà des frontières européennes.
