Le rappeur Calbo,
co-fondateur du duo Ärsenik avec son
frère Lino, est décédé dimanche à
l'âge de 53 ans. « La famille Mbani a la profonde tristesse d’annoncer le décès
de Calbony Mbani, connu du public sous le nom de Calbo, survenu le 4 janvier
2026 », selon un communiqué publié sur Instagram.
« En ces moments particulièrement douloureux, la famille appelle à la
bienveillance, au respect et à la retenue, tant à son égard qu’à celle de ses
proches », ajoute le communiqué. « Au-delà de la figure publique, Calbo
était avant tout un proche, un parent, un être cher », poursuit le communiqué
d’Ärsenik. « La famille et l’entourage remercient sincèrement toutes les
personnes qui s’associeront à leur peine par leurs pensées et leur soutien, et
demandent que leur intimité soit respectée durant cette période de
deuil ». Avec son frère Lino, Calbo fonde au début des années 1990 le
groupe Ärsenik, devenu une figure marquante du rap français qui prend alors son
essor.
Né le 22 septembre 1973 à Villiers-le-Bel (Val-d'Oise), Calbo s'est fait connaître en formant avec son frère Gaëlino M'Bani, alias Lino, le duo Arsenik, l'un des groupes emblématiques
du premier âge d'or du rap français. Ensemble, ils ont participé à des projets
hip-hop majeurs des années 1990, alliant force d'écriture et engagement social
dans leurs textes. Leur album « Quelques
gouttes suffisantes », sorti en 1998, a rencontré un succès critique
et commercial, avec des titres devenus des classiques du genre. Cet opus a
contribué à définir une esthétique rap ancrée dans la banlieue parisienne, tout
en touchant un large public.
Tout au long de sa carrière, Calbo ne s'est pas limité à Ärsenik : il a également participé à des collectifs hip-hop et exploré des projets solo, mêlant influences africaines et sonorités urbaines, tout en publiant des textes qui reflétaient ses expériences de vie et sa vision artistique.Outre sa carrière de rappeur, Calbo était également reconnu comme écrivain. Son œuvre reflétait souvent les réalités sociales, les parcours de vie et les difficultés rencontrées par les artistes issus des quartiers populaires. Ses contributions ont enrichi non seulement la scène musicale, mais aussi la littérature urbaine contemporaine.
