Donald Trump lance son « Conseil de paix »

Donald Trump lance son « Conseil de paix »

Par XYyjQkQ2mA22 janvier 20263 min de lecture

Le président américain Donald Trump a invité des dizaines de dirigeants mondiaux à rejoindre son initiative du Conseil de la paix visant à résoudre les conflits mondiaux, mais des diplomates affirment que cela pourrait nuire au travail des Nations Unies.

L’administration du président américain Donald Trump demandera aux pays souhaitant obtenir un siège permanent au sein de son nouveau Conseil pour la paix de contribuer à hauteur d’au moins 1 milliard de dollars. C’est ce qu’a rapporté Bloomberg, qui a obtenu un projet de charte de l’organisation. Il semblerait que les pays soient prêts à débourser au moins un milliard de dollars pour obtenir un siège permanent au sein du « Conseil de la paix ». La Maison Blanche a nommé le secrétaire d'État américain Marco Rubio, l'envoyé spécial de Trump Steve Witkoff, l'ancien Premier ministre britannique Tony Blair et le gendre de Trump, Jared Kushner, comme membres du conseil exécutif fondateur de cette initiative. Selon ce document, Trump deviendra le premier président du Conseil et exercera une influence déterminante sur sa composition. Il décidera des personnes invitées à y participer et approuvera toutes les décisions importantes, même si elles sont prises à la majorité des membres. Le projet de charte stipule que la durée normale d'adhésion sera de trois ans, renouvelable sous réserve de l'approbation du président.

Toutefois, cette restriction ne s'appliquera pas aux pays qui verseront plus d'un milliard de dollars la première année suivant le lancement du Conseil. « Les critiques s’inquiètent du fait que Trump tente de créer une alternative à l’ONU, une organisation qu’il a critiquée publiquement à plusieurs reprises », écrit Bloomberg. Le document décrit le Conseil de la paix comme « une organisation internationale qui vise à promouvoir la stabilité, à rétablir une gouvernance légitime et à garantir une paix durable dans les régions touchées ou menacées par un conflit ». Il semblerait que le Conseil obtienne un statut officiel après la ratification de sa charte par au moins trois États. Il convient de noter que les détracteurs de cette initiative craignent que Trump ne tente de créer une alternative ou une organisation rivale aux Nations Unies, qu'il critique depuis longtemps.

Parallèlement, Trump, en tant que président de cette structure, aura le droit d'approuver les symboles officiels de l'organisation, l'ordre du jour des réunions, et même de révoquer les membres du Conseil si sa décision n'est pas contestée. Cette révocation nécessitera un vote à la majorité des deux tiers. D'après les sources de la publication, plusieurs pays européens ont déjà reçu des invitations à rejoindre le Conseil. Cependant, nombre d'entre eux craignent que Trump ne contrôle de fait tous les flux financiers, ce qui pourrait être inacceptable pour les participants potentiels.  Un haut responsable de la Maison Blanche a déclaré mercredi qu'environ 35 dirigeants mondiaux s'étaient jusqu'à présent engagés à rejoindre le Conseil de la paix sur la cinquantaine d'invitations envoyées. Parmi ces pays figurent des alliés du Moyen-Orient comme Israël, l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, Bahreïn, la Jordanie, le Qatar et l'Égypte. La Turquie et la Hongrie, membres de l'OTAN dont les dirigeants nationalistes ont cultivé de bonnes relations personnelles avec Trump, ont également accepté d'y participer, de même que le Maroc, le Pakistan, l'Indonésie, le Kosovo, l'Ouzbékistan, le Kazakhstan, le Paraguay et le Vietnam. D'après Bloomberg, plusieurs pays travaillent déjà à une réponse commune pour bloquer la version proposée de la charte.

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