Une querelle surprenante entre Elon Musk et le milliardaire français de la technologie Xavier Niel s'est intensifiée lundi soir après que le PDG de Tesla a riposté après avoir été traité de « connard ». « Ce type a été envoyé en prison pour avoir été un véritable proxénète avec un groupe de prostituées », a écrit Elon Musk sur X en réponse à un clip de Niel le qualifiant de « plus grand entrepreneur du monde et, en plus de cela, un type très complexe… peut-être parfois un connard ». Musk semblait faire allusion aux ennuis judiciaires de Niel en 2004, lorsqu'il avait été mis en examen et brièvement détenu par la police en lien avec des accusations de « proxénétisme aggravé ». L'affaire, largement relayée par les médias français, découlait de sa participation partielle dans des établissements de peep-show à l'époque. Niel a finalement été acquitté des charges retenues contre lui mais a été condamné à une peine de prison avec sursis pour détournement de fonds liés à certaines de ses entreprises de divertissement pour adultes. Il est surtout connu comme le fondateur de Free, un fournisseur de services mobiles à bas prix. Niel a semblé prendre la pique d'Elon Musk avec philosophie, répondant avec humour plutôt qu'avec hostilité.
Niel fait partie des entrepreneurs que le président Emmanuel Macron a consultés avant le sommet et avant d'annoncer une stratégie d'IA de 109 milliards d'euros financée par des fonds privés. Sur cette somme, 3 milliards d'euros proviennent de la société de Niel, Iliad. De même, le fondateur de l'opérateur Free et de Station F (plus grand incubateur de start-up au monde), Xavier Niel a lancé fin 2023 Kyutai, un laboratoire français de recherche en IA, avec l'aide de l'ancien patron de Google Eric Schmidt. Quant à Elon Musk, il a fait l'impasse sur le sommet, affirmant qu'il était « en plein travail critique à Washington DC » tout en ouvrant la porte à une participation à distance à l'événement. Entre-temps, le propriétaire de X a lancé une offre non sollicitée de 97,4 milliards de dollars pour acheter l'organisation à but non lucratif qui gère le chatbot ChatGPT AI, OpenAI. L'offre a été rejetée par le fondateur Sam Altman.
Le Sommet pour l'action sur l'intelligence artificielle de Paris s’est terminé mardi 11 février sous la voûte vitrée du Grand Palais avec une grande photo de famille, réunissant chefs d’Etats et leaders de la tech. Après plusieurs jours de discussion, d’annonces et de négociations, ce sommet a « révélé une chose : nous sommes unis dans notre vision et dans notre ambition », a affirmé Narendra Modi, le Premier ministre indien coprésident du sommet, dans son discours de clôture. Mais plus que cette ambition planétaire, le sommet sur l’IA a surtout été marqué par plusieurs promesses et annonces phares, ainsi que par des absences remarquées.
