Du 11 juin au 19 juillet, les États-Unis, le Canada et le Mexique accueillent la plus grande Coupe du monde de l’histoire. Avec 48 équipes, 104 matchs et trois pays hôtes, ce Mondial 2026 marque une rupture dans l’histoire du football. Dans une Amérique dominée par le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, la compétition se transforme en vitrine sportive, économique et politique à l’échelle mondiale.
Les projecteurs du football mondial se braquent ce jeudi sur l’Amérique du Nord. Pour la première fois, une Coupe du monde est organisée conjointement par trois pays : les États-Unis, le Canada et le Mexique. Plus qu’un tournoi, la FIFA présente cette édition comme le plus grand événement sportif jamais organisé sur le continent américain. Avec 48 nations participantes, contre 32 lors des éditions précédentes, le Mondial 2026 ouvre une nouvelle ère. Le symbole est fort : le match d’ouverture se déroule au mythique stade Azteca à Mexico tandis que la finale est programmée au MetLife Stadium à New York, au cœur de la puissance économique américaine. Entre les deux, les équipes traverseront un territoire immense, des gratte-ciel de Toronto aux plages de Los Angeles, sur plus d’un mois de compétition.
Sur le terrain, plusieurs nations se détachent. Championne du monde en titre, l’Argentine rêve d’un dernier exploit de Lionel Messi. L’Espagne, portée par sa nouvelle génération, apparaît comme l’équipe la plus complète du moment. La France de Kylian Mbappé, finaliste en 2022, reste une référence mondiale, tandis que le Brésil espère renouer avec son glorieux passé. L’Angleterre et le Portugal figurent également parmi les candidats sérieux au sacre. Derrière les géants, plusieurs sélections nourrissent de solides ambitions. Le Maroc, demi-finaliste historique en 2022, entend confirmer son statut de puissance émergente. Le Sénégal, la Colombie et la Norvège d’Erling Haaland pourraient profiter du nouveau format pour viser les demi-finales. La Côte d’Ivoire, championne d’Afrique 2023, fait également partie des équipes africaines capables de créer la surprise.
Cette édition se distingue par son gigantisme. Le nouveau format comprend douze groupes de quatre équipes. Les deux premiers de chaque groupe ainsi que les huit meilleurs troisièmes accèdent à une phase à élimination directe élargie à 32 équipes. Résultat : davantage de matchs, davantage de déplacements et une compétition qui ressemble à un véritable marathon continental. L’autre singularité est politique. Le retour de Donald Trump à la présidence américaine confère à l’événement une portée particulière. Entre les restrictions de visas et le coût exorbitant des tickets d’entrée aux stades, le Mondial en Amérique du sud marque déjà les esprits. Qu’à cela ne tienne, pour Washington, la Coupe du monde représente une occasion unique d’afficher sa puissance organisationnelle et son attractivité internationale. Pour la FIFA, c’est aussi un test grandeur nature avant les grands rendez-vous sportifs de la prochaine décennie. Cette Coupe du monde pourrait enfin marquer les adieux de plusieurs icônes. Lionel Messi, Cristiano Ronaldo, Luka Modrić et Neymar disputent probablement leur dernier Mondial. Face à eux, une nouvelle génération menée par Mbappé, Lamine Yamal, Haaland ou encore Vinícius Junior s’apprête à prendre définitivement le pouvoir. Entre ambitions géopolitiques, records annoncés et choc des générations, le Mondial 2026 promet d’être bien plus qu’un tournoi de football.
