Ce jugement met un terme partiel à l'un des conflits les plus âpres du football français. La décision prise mardi par le Conseil de prud'hommes fait suite au non-paiement des derniers mois du contrat de Kylian Mbappé en 2024, avant son départ libre du club de la capitale française pour Real Madrid. Les avocats de Mbappé ont affirmé que le PSG lui devait plus de 260 millions d'euros dans ce litige très controversé. « Nous sommes satisfaits de la décision. C’est ce à quoi on pouvait s’attendre lorsque les salaires n’ont pas été versés », a déclaré l’avocate de Mbappé, Frédérique Cassereau. Ces sommes ont été reconnues comme dues par deux décisions de la Ligue de Football Professionnel (LFP) en septembre et octobre 2024, et les juges ont déclaré que le PSG n'avait produit aucun accord écrit montrant que Mbappé avait renoncé à ses droits. Les juges ont rejeté les arguments du PSG selon lesquels Mbappé devrait perdre la totalité de son salaire impayé, mais ont également rejeté plusieurs autres demandes du joueur, notamment des allégations de travail dissimulé, de harcèlement moral et de manquement au devoir de sécurité de l'employeur.
Le tribunal n'a pas considéré le contrat à durée déterminée de Mbappé comme un contrat permanent, une décision qui a limité l'ampleur de l'indemnisation potentielle liée au licenciement et à l'indemnité de préavis. « Ce jugement confirme que les engagements pris doivent être honorés. Il rétablit une vérité simple : même dans le monde du football professionnel, le droit du travail s’applique à tous », a déclaré l’équipe juridique de Mbappé dans un communiqué. « Pour sa part, M. Mbappé a scrupuleusement respecté ses obligations sportives et contractuelles pendant sept ans, jusqu'au dernier jour. »
Le PSG avait fait valoir que Mbappé avait agi de manière déloyale en dissimulant pendant près d'un an son intention de ne pas renouveler son contrat, empêchant ainsi le club d'obtenir une indemnité de transfert similaire aux 180 millions d'euros versés pour le recruter de l'AS Monaco en 2017. Les représentants de Mbappé ont déclaré que le différend portait sur l'application stricte du droit du travail français et le non-paiement de sa rémunération, plutôt que sur la politique de transfert. France 24 indique que cette décision est susceptible d'appel et qu'il est peu probable qu'elle mette fin au différend.
