Patrice Laffont, célèbre animateur télé, est décédé à l’âge de 84 ans
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Patrice Laffont, célèbre animateur télé, est décédé à l’âge de 84 ans

Par XYyjQkQ2mA07 août 20244 min de lecture

C’est une voix familière du paysage audiovisuel français qui s’en est allée. Patrice Laffont a tiré sa révérence. L'animateur et producteur de télévision marseillais a connu la célébrité grâce à l'émission « Des chiffres et des lettres » qu'il a présentée pendant 17 ans, est décédé dans la nuit du m...

La télévision française vient de perdre un de ses monuments : Patrice Laffont, animateur des années 70, 80 et 90 avec « Des chiffres et des lettres », « Fort Boyard » et « Pyramide », est décédé mercredi à l'âge de 84 ans. Sa mort a été annoncée par son ancien employeur, France Télévisions. Selon la radio France Bleu, qui avait relayée la nouvelle la première, l'animateur a succombé à un accident cardiaque dans sa maison d'Oppède, dans le Luberon. Il aurait fêté ses 85 ans le 21 août. La star du petit écran a été pendant des décennies le « monsieur Jeu » du PAF, avant de voir son étoile pâlir et de retourner à ses premières amours, le théâtre. Pendant 17 ans, entre 1972 et 1989, il a été le visage du plus ancien jeu de la télévision française, « Des chiffres et des lettres », qui, chaque après-midi sur Antenne 2, réunissait devant leur poste des millions de personnes. Dans les années 1990, avec le jeu d'aventures « Fort Boyard », il s'impose définitivement comme un animateur incontournable de l'audiovisuel public en attirant cette fois les plus jeunes générations.

Né le 21 août 1939 à Marseille, il est le fils aîné de Robert Laffont, fondateur des éditions du même nom. « Mon père a fait HEC, moi je n'ai pas mon bac », plaisantait Patrice Laffont. Et dans sa fratrie, il sera le seul à ne pas suivre la voie paternelle. « Je suis ce qu'on pourrait appeler un fils de famille et j'aurais pu faire sans difficulté une belle carrière dans l'édition avec l'aide de papa (...) Orgueil de ma part ou simplement envie de me prouver mais j'ai préféré assumer mon propre destin », confiait-il. Dans les années 1960, il fait du théâtre et croise au cours Furet deux jeunes artistes encore inconnus, Michel Sardou et Michel Fugain. C'est lui qui écrira les paroles des premières chansons de Sardou. Il joue également quelques petits rôles au cinéma, notamment celui d'un play-boy dans « Le Gendarme de Saint-Tropez » (1964). « Le tournage a été un moment formidable. On était une bande de jeunes très turbulents et on s'est éclaté. Mais de Funès tirait la gueule, il n'était pas marrant du tout », racontait-il avec son ton toujours mordant. Le vrai tournant dans sa vie, c'est à Armand Jammot qu'il le doit. « Le roi de la télé » le lance dans l'univers cathodique en lui offrant d'être journaliste-reporter au magazine « Aujourd'hui Madame » puis en lui confiant les rênes de « Des chiffres et des lettres » en 1972.

Succès garanti pour cette émission qui restera diffusée 52 ans. « Cinquante ans d'émission, ça n'existera plus jamais ! C'était une émission toute particulière, sur des critères très simples que les Français apprennent à l'école, les chiffres et les lettres », avait réagi Patrice Laffont en mai, à l'annonce de l'arrêt du jeu culte programmé à la rentrée 2024. Les accros se souviennent des « voyelle-consonne... » ou « le compte est bon » égrenés. Mais lui finit par se sentir prisonnier de ce rôle du présentateur souriant en costume-cravate : « faire l'homme-tronc aussi longtemps a été une erreur. Je suis devenu un animateur dit "populaire" mais souvent en marge des coups médiatiques ». Il réussit à se faire une deuxième jeunesse en devenant, de 1990 à 1999, le taulier moins sage et plus caustique d'un nouveau jeu à succès, « Fort Boyard ».

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