Un sommet de dirigeants arabes et musulmans a condamné lundi les « crimes horribles et choquants » commis par l'armée israélienne à Gaza, demandé une interdiction de l'exportation d'armes vers l'État hébreu et appelé au retrait israélien des territoires occupés avant une paix « globale » dans la région. Les dirigeants ont clairement indiqué qu’il n’y aura pas de paix avec Israël tant que celui-ci ne respectera pas les frontières définies par le droit international. La déclaration finale du sommet a également souligné la nécessité d'un soutien politique et diplomatique solide à la Palestine, parallèlement aux efforts visant à réaliser l'unité nationale palestinienne et à protéger ses territoires, y compris Gaza et la Cisjordanie. Le communiqué condamne les attaques continues d'Israël contre les Nations Unies et son personnel, soulignant l'obstruction des efforts humanitaires et des droits de l'homme en Palestine. Il a accusé Israël d'avoir commis un « génocide » à Gaza, pointant du doigt des atrocités telles que des fosses communes, des actes de torture et des disparitions forcées. Le sommet a appelé à une enquête internationale indépendante sur ces crimes, avec un engagement clair à demander des comptes aux auteurs.
Les dirigeants ont également exprimé leur ferme opposition à l'agression militaire continue d'Israël, non seulement à Gaza mais aussi au Liban, où des violations de souveraineté et des destructions généralisées ont eu lieu. « Nous réaffirmons la pleine souveraineté de l'État de Palestine sur Al-Qods-Est occupée, capitale éternelle de la Palestine, et rejetons toute décision ou mesure israélienne visant à la judaïser et à consolider son occupation coloniale de la ville », indique le communiqué. De même, le communiqué appelle à un cessez-le-feu immédiat dans les deux régions, soulignant la nécessité urgente pour la communauté internationale de prendre des mesures décisives pour mettre fin aux crises humanitaires. Dans son discours, le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a souligné l'importance de respecter la souveraineté de l'Iran, exhortant Israël à s'abstenir d'attaquer le territoire iranien. Le Premier ministre libanais Najib Mikati a souligné la « crise sans précédent » que traverse son pays, exigeant la fin de l'agression israélienne et appelant à la pleine mise en œuvre de la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l'ONU, qui régit le cessez-le-feu entre le Liban et Israël. Le sommet s'est conclu par un appel à geler la participation d'Israël aux Nations Unies et à bloquer l'exportation d'armes vers le pays. Les dirigeants ont souligné la nécessité d'un soutien international accru à la candidature de la Palestine pour devenir membre à part entière de l'ONU, ainsi qu'à la protection de son peuple et de ses territoires contre la poursuite de l'occupation israélienne.
Les dirigeants qui ont assisté au sommet comprenaient le roi de Jordanie Abdallah II, le prince héritier du Koweït Cheikh Sabah Al-Khaled Al-Sabah, le vice-président des Émirats arabes unis Cheikh Mansour bin Zayed Al Nahyan, le président égyptien Abdel Fattah El-Sisi, le Premier ministre irakien Shia' Al Sudani, le ministre des Affaires étrangères d'Oman Sayyid Badr Albusaidi, le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, le président turc Recep Tayyip Erdogan, le premier vice-président iranien Reza Aref, le président ouzbek Shavkat Mirziyoyev, le président par intérim soudanais Abdel Fattah Al Burhan, et d'autres.
